En lisant Le livre des Esprits, je suis tenté d'écouter Arnaud Dumouch, théologien qui préconise de ne point les invoquer.
Les meubles qui bougent, les coups à la porte, ces frôlements qui vous glacent comme des cris silencieux.
Bien que je sache pour l'avoir expérimenté qu'il est possible de communiquer avec les "morts", je sais aussi qu'il y a un prix à payer.
Les réponses retranscrites par Allan Kardec sont vraies et fausses à la fois. Vraies, me semble-t-il, quant au contenu, fausses quant à leur intention.
Le livre des Esprits n'est pas à mettre entre toutes les mains. Vous risqueriez de basculer par la trappe entrouverte. Vous vous apercevrez peut-être, longtemps après avoir refermé le livre, que quelque chose en vous a changé.
Vous tenterez d'en savoir davantage les jours où vous vous sentirez forts. Et ce pour quoi vous avez ouvert le livre prendra tout son sens. Et le piège se refermera.
Vous comprendrez alors la vraie nature du Livre des Esprits, mais il sera trop tard.